09/09/2008

Après la pluie, vient le beau temps

Nous sommes le mercredi 13 août.

Quelle surprise ! On m'apporte un bol de café. Je suis ravie. Ca y est, j'ai le droit d'avaler quelque chose. Hum, mon haleine va changer, enfin ;-)

Je bois mon café avec bonheur. Le seul souci, c'est mon petit besoin naturel à satisfaire. Je n'y arrive pas (le bassin et moi ne sommes pas copains) et le café ne va rien arranger. J'en parle aux infirmières. Encore un peu tôt pour me lever et un peu difficile : j'ai la perfusion à gauche, le redon à droite et un appareillage électrique sur chaque jambe (pour éviter les phlébites). Il faut absolument me soulager et donc me sonder. Je n'éprouve aucune crainte, j'ai tellement besoin de m'alléger.

La sonde est posée. Quelle plénitude !  Je n'ai pas compris pourquoi c'était déjà beaucoup un litre et que l'infirmière a décidé de retirer la sonde.  Il y avait certainement une raison.

Après déjeuner (un bol d'eau chaude aromatisé, une compote et un yaourt nature), vers 13:00, une infirmière vient refaire mes pansements. J'en profite pour constater. Il y a 4 trous de 2 cms environ dont 1 pratiquement cicatrisé, et un tout petit dans le nombril. Ils sont tous très beaux. Je les aime. Le seul qui soit encore ouvert c'est celui qui accueille le redon. Normal.  Température normale (36-6), pas de douleurs insurmontables, la perfusion m'est retirée. Ah, un début de liberté.

J'ai encore un petit besoin naturel à satisfaire. Je ne suis toujours pas tombée amoureuse du bassin. Qu'à cela ne tienne, une aide soignante me désemprisonne les jambes et m'aide à me lever. Déjà ! Je suis ravie, un peu faible sur mes jambes, mais ravie de pouvoir aller au petit coin toute seule. Vive l'indépendance ! J'en profite pour récupérer et déchirer soigneusement mes lettres d'amour écrites dans un moment de grande et finalement inutile inquiétude.

Vers 15:00, mon mari et ma fille me rendent visite. Ma fille m'offre un joli rosier. Merci mes amours.

Nous sommes le jeudi 14 août.

Aujourd'hui, mon mari ne viendra pas. Il travaille. Mais ce n'est pas bien méchant puisque je sors demain d'après ce qu'a dit le médecin. Il vient de passer. Selon lui tout se passe bien. Mon copain le redon va même pouvoir regagner son placard.

Une infirmière vient donc l'oter. Sensation fort désagréable mais qui n'a duré que quelques secondes malgré la longueur du tuyau (environ 50 cms). Avec le recul, c'était pas bien méchant. Et puis nous, les femmes, nous sommes résistantes.

Et bien voilà, je suis totalement libre. La journée se passe agréablement. Tout le personnel hospitalier est charmant. Je discute avec ma voisine. Elle habite dans l'Aube. Elle m'explique qu'elle a dû se faire opérer des intestins (cancer décelé pendant ses vacances il y a 15 jours). Elle est soulagée. Comme je la comprends. Quant à moi je lui explique mes motivations. Elle me comprend. Je l'invite à boire un café au rez-de-jardin. Nous marchons comme des petites vieilles mais tellement heureuses l'une et l'autre. Comme la vie peut être belle !

14:02 Écrit par Christine dans Santé Gastrectomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : re que du bonheur |  Facebook |

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