04/09/2008

Démarche et opération

Janvier 2008 :

Même si mon mari ne m'a connue qu'avec mes "rondeurs" et même s'il dit qu'il les aime, même si les gentils me répètent que ce n'est pas l'enveloppe qui compte mais ce que j'ai à l'intérieur (il paraît qu'il est pas mal l'intérieur) et même si je connais l'existence des risques liés à l'intervention, CA Y EST, JE SUIS DECIDEE.

Je vais donc consulter le médecin traitant de mon mari (le mien n'est pas pressé d'envisager une intervention) qui me fait faire le tout premier examen, une prise de sang pour vérifier qu'il n'y a pas dérèglement hormonal. Après les vérifications d'usage, alors que je souhaitais la pose d'un anneau gastrique, il me propose un By-pass ! Moi qui pensais que c'était là l'opération de la dernière chance, je reçois cette proposition comme un électrochoc. Mon cas est donc à ce point désespéré ?!!!

Après discussion, je l'ai convaincu. Il me conseille donc de prendre rendez-vous auprès d'un chirurgien gastrique qui exerce dans un hôpital privé près de mon domicile et me fait le "petit mot" à l'attention de son confrère. Ca y est, c'est parti, la porte vers le bonheur s'ouvre enfin.

Fin janvier 2008 :

Aïe, pas très causant le chirurgien. Ce n'est pas grave, il est sûrement très professionnel et c'est bien ce qui compte. C'est la première consultation (80 € quand même) et 5 minutes dans le bureau. Juste le temps de me prescrire plusieurs examens : électrocardiogramme, fibroscopie, entretien avec un diététicien et surtout entretien avec un psychiatre. Il ne se prononcera sur l'éligibilité de mon cas qu'après ces visites indispensables. Bon, allons-y.

Février 2008 :

Pas de chance, il y a des ulcères et une hernie à soigner. Délai 15 jours, opération programmée pour le 26 févier 2008. Mais comme rien ne peut être simple, c'est le moment que j'ai choisi pour voir pousser un superbe abcès sur l'intérieur de la cuisse qu'il a fallu opérer en priorité. Et voilà, on reporte donc la pose de l'anneau au 24 mars. Ah, j'oubliais, il y a des dépassements d'honoraires. Il paraît qu'il y a plus cher ailleurs mais quand même, 750 €, il va falloir les trouver...

Début mars 2008 :

Une amie me parle de l'hôpital de la croix Saint-Simon à Paris 20 où son mari s'est fait opérer de la hanche. Là bas, il n'y a pas de dépassement d'honoraires, l'hôpital est reconnu pour sa lutte contre les maladies noesocomiales et en bonne place dans le classement national des hôpitaux. C'est vrai après tout, ça ne coûte pas grand chose une visite. Aussitôt dit, aussitôt fait, rendez-vous est pris pour fin avril. Tant pis, ça vaut la peine, j'annule donc mon rendez-vous du 24 mars.

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Fin avril 2008 :

Je ne sais pas vraiment pourquoi mais le contact avec le chirurgien me paraît plus serein et professionnel. Ca me rassure. Heureusement car ce que m'annonce ce médecin me surprend : "Ici, nous ne pratiquons plus la pose de l'anneau gastrique. Il présente trop de risques par rapport aux résultats obtenus". Et là, il me propose le choix entre le by-pass (encore lui) et le sleeve-gastrectomie (ablation des 2/3 de l'estomac). Gloups, j'étais pas prête. Qu'à cela ne tienne, j'ai le temps de réfléchir puisqu'il faut encore que je vois un psychiatre.

Début mai 2008 :

Sympa le psy, il me donne rendez-vous très rapidement et me trouve suffisamment motivée et prête pour le ..... sleeve gastrectomie. SUPER !

J'ai donc un nouveau rendez-vous avec mon chirurgien le 24 mai et nous programmons ensemble l'intervention pour le 6 juin 2008 (il ne voulait pas le 13, alors du coup moi non plus). Entre temps, j'aurais bien entendu vu l'anesthésiste qui m'aura fait faire d'autres prises de sang pour plus de sûreté.

Ca me va bien la date du 6 juin. N'est-ce pas là la meilleure date pour vivre le début de la libération ?

03:51 Écrit par Christine dans Santé Gastrectomie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ca se precise |  Facebook |